Sals'Heroes Salsa Strasbourg Notre parrain
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Esteban Isnardi

Nous avons la chance et l’honneur d’avoir un parrain. Et pas des moindre, Esteban Isnardi, professeur, danseur, écrivain et voyageur qui vit à Genève. Pour nous, avoir un parrain est très important car pour être des Sals’Heroes on a besoin d’un regard bienveillant extérieur et de conseils. Vous devriez avoir la chance de le rencontrer à l’occasion…

Voici sa page facebook
Voici son site Internet

Vous pouvez trouver et acheter son premier livre en cliquant sur l’image ci dessous. Et pour le 2e Vous pouvez d’ores et déjà le commander le deuxième en lui envoyant un email ici.
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Pendant l’année 2010 Esteban a fait un tour du monde en 22 pays, enseignant dans des festivals ou des écoles de salsa.

De chaque ville, ou presque, il a envoyé sur l’un des groupes « Facebook » que des fans lui ont créé ( salsa world tour 2010 ) des carnets de route, lesquels retracent non seulement ses interventions en tant que professeur et danseur, mais aussi et surtout les expériences qu’il a eues et sa vision de la réalité de chaque halte.
De plus, il y joue volontiers avec le langage et les références littéraires que son passé de lecteur assidu et de poète et chroniqueur ponctuel lui a laissé en héritage.

La maison d’édition parisienne Thélès, conquise par son écriture, a voulu en faire un livre pour sa collection « Elzévir ». Esteban lui a donné un titre tout en rotation: « Le monde autour de la salsa »
Il est au prix de 18€.

Bonne lecture!

Plutôt que de le présenter classiquement, voici quelques questions posées par Alex:

– qui étais-tu?416905_322684547769506_1989361970_n
– j’étais un réfugié politique venu en Europe adolescent, avec ses parents, garçon violent et peu scolaire, parti faire des caricatures dans les rues d’Europe, puis travaillant comme tel pour des journaux, écrivant et lisant le tout-venant littéraire dans des cafés, publiant un recueil de poèmes, devenant chroniqueur, se formant encore et toujours en salsa car il était le fils du Candombe uruguayen qu’il dansait enfant, ouvrant son Ecole de danse en Suisse il y a une vingtaine d’années, ses pieds se rattachant au sol au moment de la naissance de « sa Clara » sans que sa tête ne quitte pour autant les nuages, son autre maison .

 – et maintenant qui es-tu?

– je suis un homme convaincu que si la Terre est ronde c’est pour faciliter les rencontres.
Que marcher est le B.A-BA du progrès.
Que rien ne ressemble autant au soleil et à ses rayons qu’une main ouverte, offerte.
Et accessoirement je suis un instructeur international de salsa qui sillonne le monde appelé par des congrès et des festivals (44 pays jusqu’ici sur les 5 continents) et un écrivain qui entend relater cela.
Je suis, bien sûr et vous l’aurez compris dans ma réponse précédente, avant tout un papa. 

– Quels sont tes loisirs?

– C’est une question qui m’a toujours tourmenté.
Je sais qu’en général les gens ont des loisirs, qu’ils vont faire de la voile, du jardinage et visiter des musées, qu’ils font des collections en tout genre…
Comme la danse, l’écriture et la caricature auraient très bien pu être mes loisirs si je n’en vivais pas, je considère que mes activités professionnelles englobent la notion de loisirs; j’ai conscience d’être un privilégié.
En dehors de cela je suis un mordu de football, sport que j’ai pratiqué jusqu’à mes 25 ans environ.
Je suis aussi féru de cinéma italien des années 50 et 60, de littérature surréaliste, de séjours plus ou moins prolongés dans les cafés, ces dedans qui sont des dehors qui sont des dedans qui sont des dehors… 

– Ton repas préféré?

– En Uruguay nous sommes des carnivores invétérés, alors je suis à deux dents de fourchette de dire que mon repas préfère c’est la grillade.
Pourtant la juteuse protéine animale par excellence est battue, sur le fil (du couteau) par la Torta Pascualina.
C’est une tourte de côtes-de-bette (je préfère cela à l’option épinards) et moitiés d’oeufs cuits.
Mais uniquement celle préparée par ma mère (lire « ma môman ») 

– Es tu d’accord avec cette phrase : « On ne nous avait pas prévenu que le chemin artistique était un chemin de foi »

 Oui, si la foi signifie: ce qui nous fait nous lever le matin en sachant que la quête peut être un but en soi, pour autant qu’on poursuive de toutes ses forces et sans tricher ce qu’on est tout sauf sûr d’atteindre.
Gloire à l’incertitude! 

– Y a t’il un endroit spécial où tu souhaiterais envoyer des voyageurs ? (attention, on est capable d’y aller)

– J’ai accompli la plupart de mes destinations de rêve ou de fantasme. Étonnamment elles n’avaient pas des noms exotiques (bien que je voyage dans des pays très lointains et improbables), mais plutôt Finlande et Roumanie, par exemple.
Cependant la Chine attire mes pieds et mes yeux, de par sa culture séculaire sans doute.
Le Pérou aussi, car c’est le pays le plus « Timbero » du Globe actuellement.
Et j’adorerais donner un stage en comptant 1-2-3-5-6-7 en langue inuit, au Groenland. Mais c’est sous juridiction danoise et j’ai déjà enseigné plus d’une fois dans la terre de Kirkeegard et de Laudrup (blague) 

Pardon j’ai mal compris cette dernière question: c’est « envoyer des voyageurs » qu’il fallait lire! Ok oubliez ma réponse précédente, je réponds à la vraie question maintenant 

– tous les pays de l’Est car il y règne une atmosphère de passion et de partage véritable, la salsa est en pleine expansion, ils ont, pour la plupart de ces pays, une vraie culture de la danse, il faut que les yeux jouent franc jeu, que les mains montrent patte blanche, que ce qu’on est se reflète dans nos mots.
C’est mon ressenti.
Particulièrement en Serbie, en Ukraine et en Hongrie.
Je recommande aussi l’Océanie (où j’ai une succursale de mon école). Le naturel « galope » jusque dans les rues des métropoles.
Encore une fois, ce n’est qu’un ressenti. 

Pourquoi donc devenir le parrain de ces Alsaciens?

– je trouve les gens de votre école très beaux.
D’une beauté qui est le reflet de la votre (Mikinak, Alex).
Ici il faut être particulièrement attentif au(x) sens Du mot « beau », du mot « beauté ».,.
La vôtre avec ^ 

-Peux tu donner un conseil au danseur, à la danseuse qui lit ces lignes ?

– Ayant été élevé par une machine à asséner des conseils, mon père donc, je répugne plus souvent qu’à mon tour à en donner.
Toutefois, j’ai conscience que ma calvitie expansive m’oblige à certaines fonctions, et que les gens sont en droit d’attendre de moi que je brandisse ne serait-ce que torche de loin en loin, car il est vrai que le chemin enseigne et que j’en ai fait tant et plus, du chemin!
Alors je dirais ceci:
– si vous sentez qu’en dansant vous cherchez davantage à voir si l’on vous regarde que la flamme dans les yeux de votre partenaire, quittez la piste et laissez passer une entière semaine avant d’aller de nouveau à une soirée salsa. Répétez l’opération autant de fois qu’il le faudra.
– laissez les cancans aux cancanneurs et les carcans aux carcanneurs. Et inventez des pas comme on invente des mots. Néologisez votre danse. Ça fait beaucoup de bien.
– fuyez les empêcheurs de danser en Rueda. Mais bon, là je parle plutôt de la vie de tous les jours.
– vérifiez autant que possible la véracité des dires de vos professeurs, les miens surtout.
– ne dansez pas pour oublier. Il faut amener tout ce qu’on est sur la piste. Y compris nos malheurs. C’est la seule chance qu’on a de voir ces derniers transmués par la danse. L’oubli ne saurait être, au mieux, à son degré le plus haut, que de l’amnésie.
– danseuse confirmée, danseur émérite, fais au moins une danse par soirée avec un(e) débutant(e).
– danseuse qui commence, danseur qui s’initie, invite au moins une fois dans la soirée un(e) inconnu(e) de niveau avancé.
– admire celle ou celui qui danse mieux que toi.
– admire celle ou celui qui danse moins bien que toi. 

– Et dernière question quel serait ton super pouvoir si tu devais en recevoir un par hasard?

– Pouvoir faire en sorte qu’il n’arrive rien de mauvais à ma fille.
Pouvoir à tout moment agir sur les événements afin que les coups durs lui soient épargnés.
Ça jure avec mon exclamation ci-dessus: « vive l’incertitude! »
Ça jure aussi et surtout avec les fondements mêmes de la vie.
Je m’en fiche. J’assume toutes les contradictions, toutes les absurdités, toutes les folies lorsque je me réfère à Clara. 

 

5 Comments

  1. Esteban Isnardi · 22 juillet 2013 Reply

    PS: pour autant qu’on puisse appeler « personnage » une personnalité décédée…

  2. Esteban Isnardi · 22 juillet 2013 Reply

    Cher Mammuth (ça fait bizarre décrire ça… 😉 ). D’abord merci pour tes mots. En ce qui concerne le choix « en trident » qui s’offre à moi, je dirais un personnage (on est bien d’accord qu’il ne peut agir d’une personne de mon entourage, sinon la réponse est dans mon interview). Et ce serait André Breton, le « pape » du surréalisme qui a modifié en partie la manière de penser la vie, c’est du moins ce que je crois. J’aurai bien des questions à lui poser, et parfois pas des tendres… (Dis-je pour atténuer mon admiration…)

    • Mammuth driver · 22 juillet 2013 Reply

      cher parrain, en effet Mammuth est plutôt inhabituel, on te racontera…
      En effet il s’agissait d’un personnage hors entourage, vivant ou non. Du coup ta réponse éveille ma curiosité 🙂
      En fait, il s’agissait de donner 3 réponses (également un objet et un livre), ma question n’était pas assez précise.
      Si le coeur t’en dis, je t’invite à compléter ta réponse 🙂
      Et pour que tu saches qui se cache derrière ce pseudo, pense à un ancien noble déchu, dont le nom facebook n’a absolument rien à voir avec ses origines

  3. Mammuth driver · 22 juillet 2013 Reply

    excellentes questions pour découvrir un peu plus le Parrain et sa générosité 🙂
    si tu lis ces lignes Esteban, j’ai moi aussi une question :
    tu pars pour une île déserte, qu’y emmènes-tu ? (un personnage, un objet, un livre)

  4. The Storyteller · 21 juillet 2013 Reply

    Merci Pour cette superbe Interview!

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